C’est quoi la maltraitance ?
Les parents, même maltraitants, sont toujours des parents, la loyauté à leur égard est donc de mise et la question se pose fortement de savoir si oui ou non on va raconter ce qui se passe à la maison. Le jeune, quand il est maltraité, peut penser que tout cela est pour son bien, que c'est normal. Les adolescents, même s'ils sont critiques vis à vis de leurs parents, n'en sont pas moins démunis : Je les aime, mais ils me prennent la tête... . Cette ambivalence qu'ils éprouvent en général pour leurs parents est alors renforcée dans les cas de maltraitance. Cela entraîne confusion, manque de repères, c'est pourquoi oser aborder le sujet avec quelqu'un d'autre demande d'avoir du recul sur une situation dans laquelle on est prisonnier.
La victime se sent coupable, pourtant un adolescent qui est maltraité n'est pas responsable de ce qui lui arrive, même si son comportement est parfois difficile. Il ne faut pas retourner le problème et faire de la victime le coupable. C'est une réaction naturelle de s'auto-accuser : il est plus simple d'excuser les parents que de condamner leurs comportements. C'est un motif de plus qui fait que les jeunes ont des difficultés à communiquer leur mal-être face à ce problème: la culpabilité rend muet...mais oser parler reste la meilleure solution même si c'est dur, car parfois, malgré tout, la honte est de mise et s'ajoute au problème. On peut aussi craindre la suite des évènements, faire changer le cadre familial, mais une famille dont le cadre est changé est plus sûre qu'une famille où se produit des maltraitances.
La peur des représailles contribue à faire taire les choses. L'adolescent en danger qui ose parler se donne les chances d'en sortir. Alors à un si j'en parle.... on pourrait répondre : oui, mais si tu n'en parles pas ? .
Quand on est enfin décidé à sortir de la loi du silence, à qui en parler ? Vous trouverez des réponses dans un autre article du dossier : Que faire, où aller ?
Le sujet de la maltraitance ne doit plus être évité, il doit être discuté, même si c'est dur, compliqué, c'est tellement important de ne pas rester seul avec son quotidien. Ces cicatrices aussi douloureuses soient-elles peuvent rendre plus forts ceux qui les portent, mais ce n'est pas parce que l'on se sent fort qu'il faut tout garder pour soi. Il faut accepter de rompre le silence. Parler évite bien des maux, aussi délicat que soit le moment où le pas est franchi, mais c'est à l'avenir qu'il faut penser.
La maltraitance est un phénomène universel qui touche toutes les sociétés et tous les milieux. C’est un abus de pouvoir d’une personne sur une autre, qui crée une relation de dépendance et de soumission (relation conjugale, prof / élève, personne valide / invalide, personne âgée, parents / enfant…).
En France :
la maltraitance sur mineur provoque 2 morts par jour
- une femme meurt tous les 5 jours suite à des mauvais traitements conjugaux
Définitions
La maltraitance peut se définir comme tout acte ou comportement physique ou verbal nuisant au bien-être, à l’épanouissement et au développement de la personne.
Maltraiter, c’est porter atteinte à la personne dans son identité, dans son intimité ou dans son corps. La maltraitance se caractérise par la répétition de violences qui ont lieu en général au sein de la famille.
La violence, contrairement à la maltraitance, peut être un acte isolé et unique, qui surgit entre des personnes qui peuvent ne s’être jamais vues. Elle est définie par le Code Pénal comme des atteintes à l’intégrité physique ou psychique de la personne : à travers les mots, les coups ou la contrainte.
Le harcèlement se définit comme une violence répétée qui peut être verbale, physique ou psychologique. On peut le trouver au sein de l’école. Lorsqu’un élève est insulté, menacé, battu, bousculé ou reçoit des messages injurieux à répétition, on parle de harcèlement scolaire. C’est souvent provoqué par l’effet de groupe. Le harcèlement se fonde sur le rejet de la différence et sur la stigmatisation.
Maltraitance d’un enfant : lorsqu’un adulte met en péril la santé, la sécurité, la moralité ou l’éducation de son enfant mineur, il se soustrait à ses obligations légales. Un enfant maltraité est un enfant victime de négligences graves, de mauvais traitements, d’exploitation ou de violences sexuelles, de la part de ses parents ou des personnes qui en ont la charge.
Les différentes formes de maltraitances sur l’enfant
- la maltraitance physique, qui porte atteinte au corps comme des coups, des brûlures, des fractures etc.…
- la maltraitance psychologique, est plus difficile à repérer ; elle consiste à perturber l’état psychologique de l’enfant par des comportements répétés qui le terrorisent, l’humilient, l’offensent ou le surmènent : par exemple, en lui donnant l’impression d’être rejeté, en lui faisant des remarques dévalorisantes, du chantage (comme de le menacer à répétition de se suicider ou de l’abandonner) ou en le privant dans ses besoins fondamentaux.
- la maltraitance sexuelle, qui se caractérise par le fait que l’adulte abuse de son pouvoir ou de son autorité par la contrainte, la violence, la séduction ou la surprise pour imposer à l’enfant des expériences sexuelles inadaptées à son âge telles que le viol, l’inceste, les attouchements, la demande de masturbation ou une exploitation à des fins de prostitution ou de pornographie.
- la négligence grave, qui consiste à priver un mineur des soins nécessaires à sa survie et à son bien-être comme l’alimentation ou l’hygiène. Par exemple, lorsqu’un adulte laisse son enfant mineur livré à lui-même, il commet aussi un acte de maltraitance.
Punir un enfant, ce n’est pas le maltraiter
Le rôle des parents est de poser des limites et des interdits, de donner des règles de respect réciproque, permettant ainsi à l’enfant de pouvoir devenir un jour un adulte responsable et capable de vivre en société. De fait, dans l’éducation il peut y avoir des punitions. L’absence d’éducation est aussi une forme de maltraitance puisqu’il y a des interdits universels que les parents se doivent de transmettre. S’il y a des punitions, elles doivent toujours être adaptées, en rapport avec ce qu’elles punissent, comprises par l’enfant sans être humiliantes ou rabaissantes.
Bonjour,
J’ai été éduqué à la dure cet a dire que mon père a souvent été un peu violent dans sa façon de faire (tirer les cheveux pour faire comprendre qu’il faut que je les attache, marcher sur les pieds pour que je retienne de mettre mes chaussons, planter la fourchette pas fort mais assez pour faire un trace et me faire peur pour que je comprenne qu’il faut que je mette les mains sur la tables…) mais ce n’était rien de grave.
Cependant il ne maîtrise pas ses émotions alors lors de disputes ca a des fois dérapé (sorti du lit par les pieds, accusation que tout est de ma faute, menace, attrape au bras puis secoué, réveillé avec une gifle…) mais ce n’etait toujours rien de bien grave.
Il y a un ajd par contre est arrivé un drame, mon père a su que je me scarifier. Ne sachant pas contrôler sa peine et sa colère, il m’a poussé par terre en m’ordonnant d’allée chercher mon outil pour faire ca donc ma lame, puis il me hurler de me scarifier devant lui, je n’ai pas oser alors il se l’ai fait lui même sur la main « ca fait même pas si mal » qu’il me disait… puis il m’a poussé sur le canapé et m’a gifler plusieurs fois le cuisse en me hurlant que de toute façon « j’aimais me faire du mal non? »… par la même occasion il a fouillé mon téléphone et a appris pleeeein de choses qui ont fait qu’il m’a plus parler pendant une semaine.
De plus au début ma mère me soutenait et était désolé mais en fouillant sur mon téléphone elle a fini par dire que « il n’avais pas à te frapper mais là tu l’a cherché »
Je l’ai mérité car j’ai fait n’importe quoi mais ce souvenir reste quand même gravé dans ma mémoire et je ne cesse d’avoir peur que ça recommence. En plus j’ai peur d’en parler à qui que ce soit car je ne veut pas faire de problème à ma famille…
J’en ai un peu parler à une amie qui a crier à la maltraitance mais je trouve que c’est un grand mot.
Bonjour,
Tu décris une situation de violence au sein de ta famille qui semble durer depuis longtemps. Cette violence est formellement interdite par la loi. Personne, ni même tes parents, n’a le droit de te frapper. Il est important que tu ne restes pas seule avec ça, et que tu puisses te confier à un adulte. Pour cela, nous t’invitons à nous contacter directement pour en parler. Nous te proposons, afin d’y réfléchir ensemble et peut-être trouver des solutions, de nous joindre dans notre espace : « Pose tes questions », ou pour une réponse immédiate de nous appeler au 0800 235 236 ou nous contacter sur le chat’. Notre dispositif est anonyme et gratuit et nous sommes ouverts tous les jours de 9h à 23h (22h pour le chat’). N’hésite pas, nous sommes là pour toi !
Nous t’encourageons également à appeler le 119 (numéro de l’enfance et de l’adolescence en danger) ou de faire part de ta situation sur ce formulaire en ligne : https://www.allo119.gouv.fr/recueil-de-situation
L’équipe Fil Santé Jeunes
Bonsoir,
j’ai eu un passé difficile. Mon père étant jeune à eu des violences physique envers moi, ma mère sans cesse passe ses nerfs sur moi parfois en me frappant, en m’insultant, bavant sur moi, me met la pression et m’oppresse terriblement. Je suis mineure j’ai 14 ans je vais avoir 15 ans en début mai.
Je ne sais que faire, si je dois réagir ou subir sa colère ?
Elle s’énerve pour tout et rien mais s’énerve de façon trop excessive.
Ma santé morale et psychologique n’est plus assez forte qu’autre fois, on m’a harcelé pendant des années plus de 6 ans d’harcèlement, de mise à l’écart ( juste à l’école ) + mes problèmes familiaux font qu’aujourd’hui je me sans plus bien dans ma peau, ni avec ma mère. Je n’arrive plus à la supporter ni à passer des moments avec elle.
J’ai besoin d’explication et de savoir que faire ?
Savoir si il s’agit de maltraitance ? De violence ? ect…
J’espère avoir réponse rapidement… mon humeur et mes pensées devienne de plus en plus noire.
Bonjour,
Tu fais part d’une grande souffrance. La situation que tu décris semble grave. Pour rappel, personne n’a le droit de t’insulter ou te frapper, pas même tes parents. Tu as bien fait de témoigner sur ce que tu vis et il est important que tu ne restes pas seule avec tout cela. Malheureusement l’espace commentaire n’est pas véritablement un espace d’échange. Si tu en as envie, tu peux nous contacter par téléphone au 0800 235 236 (7j/7 de 9h à 23h) ou par chat’ (7j/7 de 9h à 22h) pour parler un peu et que l’on cherche ensemble ce qui pourrait t’aider.
N’hésite pas, nous sommes là pour ça.
L’équipe Fil Santé Jeunes
Bonjour quel es la source svp ? merci
Bonjour Akar,
L’ensemble des articles rédigés sur ce site sont rédigés par des professionnels de la santé et de la psychologie. Les sources leurs permettant de rédiger leurs articles sont multiples et font partie de leurs domaines d’expertise.
Bonne journée à vous.
L’équipe Fil Santé Jeunes
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